Le résumé du rapport de Biggerplate sur le Mind Mapping (et les mythes)

Dans le cadre d’une enquête menée pas la société Biggerplate, un rapport intéressant sur les profils et pratiques des Mappers a été établi.

Biggerplate est une plateforme de partage de Mind Maps réalisées au logiciel. Il compte aujourd’hui plus de 61.000 membres et 6.250.000 maps partagées,  ce qui fait de lui le premier site de partage de Mind Maps au monde.

Le rapport final fait 34 pages et est totalement rédigé en Anglais, vous pouvez d’ailleurs le télécharger en vous rendant sur le site de Biggerplate, > suivre ce lien.

Suite à la lecture de ce rapport,  nous avons décidé d’en faire une synthèse en Français nous permettant de revoir certains MYTHES autour du Mind Mapping que nous entendons régulièrement.

(FR) Biggerplate Mind Map Report #BPAR14

 Télécharger le PDF / Voir la map interactive

1er MYTHE : Le Mind Mapping est surtout un outil utilisé par les jeunes

Dans ce rapport, la première chose qui nous as surpris lors de la lecture est la composition sociale des utilisateurs de Mind Mapping.

Nous entendons souvent la réplique lors de nos différentes interventions « c’est un outil pour les enfants » ou « ça c’est pour les jeunes ».
Nous sommes censés reconnaître que dans ce rapport cette idée reçue est mise à mal. Avec une grande supériorité des 40-60 ans parmi les utilisateurs, la génération X est la première à utiliser le Mind Mapping et représente 55% des sondés.

De plus, contrairement à ce qu’on pourrait penser, ces personnes sont plutôt actives sur les réseaux sociaux. Nous ne pouvons pas affirmer qu’il existe un lien entre pratique du Mind Mapping et dynamisme dans les réseaux sociaux mais la croissance de la communauté sur Biggerplate et la multiplication des groupes autour du Mind Mapping n’est peut être pas une coïncidence.

Les personnes qui font des maps aiment les partager. Si cette tendance existe avec la génération X, elle sera sans doute accentuée dans les années avenir grâce à la génération Y.

2ème MYTHE : Les meilleurs logiciels de MindMapping sont peu utilisés car trop chers.

Premièrement, nous constatons une diversité dans l’usage du support. L’usage du Mind Mapping sur un ordinateur est privilégié (83% des sondés l’ayant situé comme premier dans la liste) mais le deuxième reste le papier-crayon (avec 55% des sondés). L’usage fait par les personnes dépend plus souvent de l’objectif et du contexte que du choix économique.

« Pour les cartes à la main,  nous privilégions la rapidité (j’ai un papier un crayon, je peux mapper), les moments de déplacements (ou que je sois je peux faire une map) et la personnalisation (je peux décider du design et de mes dessins). Alors que pour le logiciel les critères sont la clarté (même-si je ne sais pas dessiner je peux faire une map), la flexibilité (si je me trompe je peux modifier ou déplacer les idées facilement) et le partage (aujourd’hui il est simple d’envoyer ou d’échanger des maps grâce aux fonctionnalités d’exportation). « 

Mais ce qui nous intéresse est que le logiciel numéro 1 choisi par les mappers est aussi le plus cher, Mindjet Mindmanager. Cela montre qu’il y a un comportement d’achat intuitif suite à l’usage du logiciel déterminé par deux aspects. Le premier, l’envie de professionnaliser ses cartes et pouvoir les partager facilement. Le deuxième la grande capacité d’adéquation aux outils d’entreprise (l’interaction avec d’autres logiciels et les fonctionnalités de projet entre autres).

Depuis maintenant 10 ans, nous voyons une multitude de logiciels de Mind Mapping naître. Cela rendra sûrement le Mind Mapping encore plus facilement accessible aux personnes qui sont bloquées aux problématiques de « dessin ». Pour autant l’usage massif du logiciel ne résoudra pas les manques de compréhension et respect de la méthode.

3ème MYTHE : Le Mind Mapping est surtout utilisé pour faire de la créativité

Un des constats frappants du rapport est le fort taux dans la régularité de l’usage. Près de 62% des sondés l’utilisent au quotidien.
Nous avons beaucoup entendu le fait que le « Mind Mapping était principalement utile pour faire de la créativité », or le rapport soulève très nettement que les principaux usages sont tournés vers les brainstormings, la planification et l’organisation.

Peut-être est-ce là dû à une confusion entre « démarche créative » et « créativité ». Le Mind Mapping possède certains liens avec la « démarche créative » car elle utilise beaucoup de ses fondamentaux. De plus, la méthode nous aide à stimuler les zones de créativité de notre cerveau. Bien sûr, cela rend le Mind Mapping performant pour faire de la créativité mais la « démarche créative » fait de lui un outil aussi très performant pour nous aider à réfléchir, organiser et clarifier les idées.

Le « collaboratif » : la défaillance du Mind Mapping

Le rapport montre très clairement une préférence pour l’usage individuel du Mind Mapping et cela a une explication que nous suivons de près chez Signos.

L’usage collaboratif du Mind Mapping requiert non seulement une connaissance de l’outil mais surtout la maîtrise d’une méthode d’animation. Pour que le Mind Mapping fonctionne de manière collaborative, il faut qu’il soit animé, c’est-à-dire que quelqu’un ait un rôle de facilitateur.

Dans nos interventions, nous voyons souvent que l’usage individuel s’installe rapidement et les personnes se sentent à l’aise pour l’appliquer, cela est dû au fait que lors de la création d’une map les critères de constructions leur sont propres et les choix d’idées et de design se font rapidement. Mais l’usage collaboratif requiert de se mettre d’accord sur un ensemble de points et donc de négocier plusieurs critères. Ce travail-là nécessite une méthode de travail que parfois les entreprises n’ont pas et le Mind Mapping collaboratif est souvent tenu en échec à cause de ce manque.

Voici donc une « brèche » existante dans les usages du Mind Mapping qui est peu ou mal exploité pour l’instant. Or si on prend en compte les bénéfices et avantages des usages individuels imaginé une seconde la performance qu’aurai l’outil et la méthode si elle fait partie intégrante d’un groupe ou équipe de travail.

Auteur : Franco MASUCCI

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